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Pour un 1er mai solidaire ! Grand Banquet et Masse critique

Pour les habitant.es des sous-bois, des parcs, des places, des quartiers et pour toutes celles et ceux qui donnent vie à la ville, rendez-vous ce 1er Mai  à Liège  ( Esplanade St Léonard – 13h ) pour un grand banquet solidaire (  Bouffe à prix libre – interventions – slam – tombola musicale ) suivie d’une masse critique à vélo
 
Programme:
13h Grand Banque avec prises de paroles et animations. 
15h Départ de la Masse Critique 
 
 
Nous sommes dans l’ère des pandémies et des basculements écologiques. Aucun Ministre, groupe d’experts ou influenceur ne nous sortira de ce nouveau cycle. Mais rien n’est joué, tout commence et dépendra de notre capacité à organiser la solidarité. 
 
Nous n’acceptons pas de sacrifier les personnes les plus fragilisées face au covid-19 comme le suggèrent des libéraux et l’extrême droite. Vivre dans un milieu à risque, c’est prendre en compte l’existence du virus dans nos faits et gestes. Ce n’est ni se foutre du virus en niant sa dangerosité, ni accepter les mesures inégalitaires et les dégâts collatéraux des confinements. Nous pensons que pour être partagée, la liberté doit se conjuguée avec la solidarité. Ce 01 Mai, nous voulons clamer notre solidarité avec les infirmières, les travailleur-eusses des premières lignes,  les enseignant·es et les élèves,  la jeunesse en  lutte contre les violences racistes et la précarité,  les personnes sans-papiers, les SDF,  les prisonnier.es et leurs famille encore plus lourdement condamnés, les femmes et les bénévoles obligées de fournir un surcroît d’assistance, avec celles e ceux qui lutte pour le droit à se rassembler.
 
Nous avons besoin de mesures pensées ensemble et de manière solidaire, en fonction des besoins, des situations de fragilité et des privilèges de chacun. Nous voulons qu’émergent des pratiques de réduction des risques et des solidarités concrètes.
 
L’application de mesures pensées et calibrées sur la famille belge modèle (parfaitement incarnée par la famille royale nous saluant depuis son “jardin”) s’assortit d’une traque de toutes celles et ceux dont les conditions de vie ne correspondent pas à cet idéal type. Le confinement sanitaire est devenu politique et justifie une gestion policière et raciste de l’espace urbain dont les contrôles au faciès sont l’exemple type. Depuis les événements du 13 mars à Liège, il est encore plus légitime de se poser la question : qui a accès à l’espace public sans être entravé ? Les villes, dédiées désormais à la consommation, sont devenues inhabitables. L’espace public, en tant que lieu de vie fait de liens, a été réduit à une peau de chagrin. Nous voulons reconquérir des espaces où déployer une véritable vie sociale et culturelle et où s’exprimeront nos oppositions à  leur gouvernance et aux inégalités sur lesquelles elle est construite.